Les différents type de broker, dealing desk et no dealing desk

Les différents type de broker, dealing desk et no dealing desk

Il est important de connaître le fonctionnement d’un broker afin de pouvoir avoir confiance en lui, après tout, vous lui confiez votre argent, il est normal de savoir ce qu’il va en faire. Il existe deux types de coutiers en forex, les brokers « dealing desk » et les brokers « non dealing desk ». Derrière ces termes abscons, la réalité est finalement assez simple.

Le fonctionnement du marché du Forex

Pour réaliser du profit au Forex, vous aurez besoin qu’on vous prête de l’argent, cela vous permettra de multiplier votre prise de risque via un système appelé « effet de levier ». Sans l’effet de levier, il est très difficile de gagner de l’argent au Forex car les mouvements des sous-jacents sont très faibles par rapport aux actions par exemple, vous verrez rarement une paire gagner ou perdre plus de 1% en une journée, ce qui est pourtant classique avec des actions, on dit que la volatilité du forex est très faible.

Pourtant, le Forex est un des marchés les plus liquides du monde, mais le volume de chaque transaction est très élevé, car la majorité des acteurs sont des intermédiaires financiers, banques et grandes entreprises, qui ont besoin de faire passer des grosses tailles sur les marchés. Il y a plus de 4 000 milliards de dollars échangés quotidiennement sur les marchés, mais n’imaginez pas que les banques accepteront de traiter directement face à vous et à vos quelques milliers d’euros de capital, c’est pour cela que vous devez passer par un broker forex.

Les brokers dealing desk

Les brokers dealing desk agrègent les ordres de leurs clients pour pouvoir ensuite transférer un gros ordre à une banque d’investissement en prenant une marge sur le prix acheteur et vendeur qu’ils vous proposent. Mais, bien souvent, si les volumes sont faibles, les quelques particuliers ne parviennent même pas à la taille minimale (le lot) susceptible d’intéresser les banques. Dans ce cas, le broker dealing desk ne se couvre pas (le terme technique est le hedging) et il se retrouve donc directement face à vous et profite de vos pertes, ce qui le place de facto en conflit d’intérêt. Sur les marchés financiers, en face d’un acheteur il y a toujours un vendeur et les gains de l’un font les pertes de l’autre.

Bien sûr, ces brokers ne sont pas forcément une arnaque, si votre trade part dans la mauvaise direction, c’est d’abord parce que vous vous êtes trompé de sens. Les brokers dealing desk sont les plus susceptibles de vous proposer des comptes de démonstration, de réduire les tailles minimum de trading, de vous offrir des séminaires et des bonus et surtout d’avoir un spread net plus faible (l’écart entre le prix d’achat et le prix de vente). Toutefois, vos stratégies de trading pourraient être bloquées si elles sont trop profitables. Pour s’assurer de la meilleure prestation, nous avons sélectionné quelques brokers dealing desk de confiance comme Plus500 via notre Label DDN et agréés par les autorités financières .

no dealing desk

Les brokers non-dealing desk

A la différence des brokers dealing desk, les non-dealing desks ne prennent pas directement position face à vous, le broker non-dealing desk va agréger les prix proposés par des fournisseurs de liquidité (des institutions financières, des hedge funds ou un plus grand broker) puis exécuter directement vos ordres avec eux.

Les spreads nets des brokers non dealing desks seront en général un petit peu plus élevés car vous devrez payer une commission à votre courtier qui vous aura permis de vous connecter à ce réseau. Vous aurez en revanche le bénéfice de ne pas être en conflit d’intérêt avec votre courtier qui aura alors tout intérêt à ce que vous soyez profitables pour que vous soyez en mesure d’augmenter vos volumes et donc les commissions générées.

Le dealing desk a mauvaise réputation car la majorité des mauvais brokers fonctionnent avec un dealing desk, ce qui ne veut pas dire que tous ces brokers sont une arnaque. En effet, traditionnellement les brokers endossent ce rôle de « broker-dealer », c’est-à-dire qu’ils peuvent prendre des positions directionnelles de courte durée pour absorber les déséquilibres entre l’offre et la demande. C’est le cas même sur les marchés professionnels du monde de la finance. Le choix du broker ne devrait pas dépendre uniquement de ce facteur, d’autant plus que certains brokers se prétendant non-dealing desk ont quand même un dealing desk. Les services offerts, la rapidité de paiement, la fiabilité et la réputation devraient être les critères principaux de votre choix.